[Baby Challenge Drame]
4ème de couverture (The Road) : L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie.
Mon avis :
l
L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un Caddie rempli d’objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre : des hordes sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l’humanité. Survivront-ils à leur voyage ?
« Comment saurait-on qu’on est le dernier homme sur Terre ? »
À travers ces sombres pages, un homme sans nom et son fils émacié, aux alentours des dix ans, essayent par tous les moyens de survivre. Le père incarne l’amour paternel par excellence, un amour aussi profond et aigu comme sa douleur. Cette notion pourrait totalement surprendre le lecteur car cette humanité peut paraître dérisoire dans un tel monde. À part cela, on ne peut pas en dire énormément sur eux deux car nous ne lisons que leurs états d’âmes et leurs sentiments, mais j’ai toutefois aimé le fils qui possède une légère touche d’innocence.
La plume de McCarthy est glaciale, tout comme son univers. L’auteur plonge le lecteur dans une brûlure post-apocalyptique, un monde dans lequel toute la faune s’est éteinte. La famine n’est pas seulement répandue, mais elle englobe presque tout ; et des bandes de maraudeurs cannibales errent dans cet environnement avec des morceaux de chair humaine coincés entre les dents. Si ce roman semble oppressant et désespérant, il l’est ! L’auteur nous donne sa vision définitive du monde après la guerre nucléaire et, après réflexion, cela ne pourrait pas être énormément loin de la réalité. L’auteur décrit une certaine bataille entre la lumière et l’obscurité, sachant que cette dernière est majoritairement présente. L’affirmation finale de l’espoir dans les dernières pages est d’autant plus choquante et plus durable que le jeune garçon possède encore la foi. Une foi que j’aurais perdue depuis des lustres si j’avais été à sa place.
Conclusion, une lecture post-apocalyptique et profondément sombre qui me donne envie de découvrir d’autres titres de l’auteur. Le roman connaît une adaptation au cinéma : La Route, avec à la réalisation John Hillcoat d'après un scénario de Joe Penhall. Viggo Mortensen interprète le personnage principal, le père de famille qui tente de protéger son fils dans un monde post-apocalyptique. Charlize Theron joue quant à elle la mère de l’enfant.
[Enormissime]
10/20



2 commentaires:
Je n'ai pas lu le livre mais j'ai vu le film qui m'a totalement déçu. Je me suis ennuyée donc pas du tout tenté de découvrir le livre malgré ton avis enthousiaste.
pas lu le livre non plus, mais j'ai vu le film (car j'aime beaucoup l'acteur principal ^^) et il m'a laissé un mauvais souvenir dans le sens où il est vraiment dur ...
je pense pas que je tenterai l'aventure du livre ...
Enregistrer un commentaire