[Baby Challenge Drame][Baby Challenge Contemporain]
4ème de couverture (Animal Farm) : Un beau jour, dans une ferme anglaise, les animaux décide de prendre le contrôle et chassent leur propriétaire. Les cochons dirigent la ferme comme une mini société et bientôt des lois sont établies proscrivant de près ou de loin tout ce qui pourrait ressembler ou faire agir les animaux comme des humains. De fil en aiguille, ce microcosme évolue jusqu'à ce qu'on puisse lire parmi les commandements : " Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres. " Le parallèle avec l'URSS est inévitable quand on lit cette fable animalière. A travers cette société, c'est une véritable critique du totalitarisme d'état que développe Orwell.
Mon avis :
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« La Ferme des Animaux » parle d’un groupe d’animaux de basse-cour en Angleterre qui se révoltent contre leur fermier vicieux afin de reprendre la ferme et ce, dans le but d’avoir une vie meilleure.
Chaque personnage ou chaque élément de ce roman reprend une personnalité ou une entité historique. Le cruel agriculteur Mr. Jones représente le tsar déchu Nicolas II et sa ferme symbolise l’URSS. La vision donnée par Vieux-Major (un cochon qui meurt peu de temps après) est probablement celle de Vladimir Lénine et de Karl Marx. Ce n’est pas l’idéal socialiste avancé qui est critiqué par l’auteur, mais comment cette vision est corrompue par d’autres éléments déclencheurs. Les cochons Napoléon et Boule de Suif sont respectivement Joseph Staline et Léon Trotsky. Ce premier poursuit le second hors de la ferme avec ses chiens qu’il a personnellement formé. Cette battue sanglante signifie le recrutement organisé par Staline de personnes qui le suivent aveuglément, de sorte que la mort de Lénine en 1924, il a été capable de vaincre Trotsky pour la position de leader. Les porcs ne cessent de changer les règles des animaux mis en place pour leur convenance. Personnellement, Boxer est le personnage le plus déchirant dans cette lecture. Il représente les paysans et il est l’animal le plus assidu à la ferme. Il a la foi absolue dans la conduite de Benjamin qui travaille lui-même jusqu’à l’os (littéralement).
La plume de George Orwell est satyrique. Comme vous le savez, je ne suis pas très friand lorsque cela touche à une guerre. Pourtant, l’auteur prend comme point de départ une promesse trahie de la Révolution russe où il expose une vision qui nous donne la meilleure compréhension possible que nous possédons sur les conséquences possibles de nos actes sociaux et politiques. De ce point de vue, ce petit problème personnel s’est envolé de manière subtile.
« La Ferme des Animaux » est une critique très bien écrite de la façon dont les idéaux socialistes sont corrompus par des gens puissants, comment les masses incultes sont mises à profit et comment le dictateur ou les dirigeants communistes se transforment en capitalistes. C’est un merveilleux exemple de l’efficacité de la forme allégorique et un classique bien mérité.
[Enormissime]




3 commentaires:
Je compte le lire aussi cette année pour ce baby challenge.
Tout le monde relis La Ferme des Animaux dernièrement. C'est bien car c'est un excellent bouquin. En tout cas je compte moi aussi relire Orwell prochainement.
Oui, c'est un livre très édifiant sur comment le pouvoir corrompt.
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