[Baby Challenge Drame]
4ème de couverture (Der Vorleser) : A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de des études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais. Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : "Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j'aurais moins bien su camoufler que les autres ?
Mon avis :
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Si vous vous rappelez de ma chronique sur le roman Un Secret de Philippe Grimbert, vous saurez que je déteste purement et simplement les romans traitant des différentes guerres existantes ou ayant existées, et encore plus lorsque ce sont les Guerres Mondiales. C’est pour cette raison que j’étais assez réticent vis-à-vis du Liseur de Bernhard Schlink. Heureusement, j’ai pu découvrir autre chose et j’en ressors avec un certain étonnement de cette lecture.
À l’âge de quinze ans, Michaël – le narrateur – découvre l’amour dans les bras d’Hanna, une voisine de vingt ans son aînée. Pendant six mois, il la rejoint tous les jours et partage avec elle les plaisirs de la chair et les moments de lecture. Mais un beau jour, sa maîtresse disparaît mystérieusement. Sept ans plus tard, Michaël la retrouve par hasard où elle figure au banc ces accusés à un procès pour crime de guerre. À cette occasion, il découvre un fait qui pourrait atténuer sa condamnation, mais il choisir de ne rien révéler, uniquement par respect pour celle qu’il a aimé.
Je me suis légèrement aperçu dans le personnage incarné par Michaël. Ce jeune homme voue une passion colossale envers l’être aimé, malgré la différence d’âge. Grâce à celle-ci, il découvre son corps et les plaisir du corps humain. J’ai eu l’impression de revivre ma propre découverte au fil des pages. Une petite note de nostalgie en somme. Toutefois, il y a un élément auquel je ne peux m’accrocher à ce personnage. Celui-ci découvre tous les grands auteurs comme Homère ou Cicéron ; on ne peut pas dire que ce soit le genre de littérature que je lis. Hanna a trente-cinq ans et elle reste une énigme tout au long de ce roman. Même si elle aime écouter son garçon, le lecteur ne peut s’empêcher de se poser de multiples questions sur ce personnage. Questions qui changent sans cesse selon la partie !
La plume de Bernhard Schlink est simple, mais intime (surtout dans la première partie). Les différents thèmes que l’auteur aborde sont graves, mais Le Liseur est d’une légèreté contrastante et d’une complexité étonnante.
Quelques critiques littéraires parlent d’antisémitisme au vue de cette œuvre. Je ne suis clairement pas d’accord avec ceux qui auront osés écrire ce mot car il n’y a même pas une touche d’antisémitisme dedans. Dans sa deuxième partie, l’auteur parle des atrocités commises par les anciennes gardiennes d’un camp de concentration, mais cela s’arrête là ! A part cette légère parenthèse, cette deuxième partie possède un passage que j’aurais bien voulu éviter : la visite d’un camp par Michaël pour mieux comprendre son ancien amour. De ce fait, mon appréciation va plus pour la première partie et la troisième partie du roman qui sont touchantes.
La finalité de cette lecture a été prévisible et imprévue en même temps. Cette phrase peut paraître ambiguë, mais je vais vous expliquer le pourquoi du comment. Le lecteur peut essayer de comprendre les sentiments de la réadaptation d’un condamné dans la société actuelle. Pourtant, le choix d’Hannah peut être plausible vu la difficulté de ce problème.
Conclusion, une belle découverte qui ne laissera personne indifférent. De plus, je me laisserai bien tenter par un autre roman du même auteur. Le Liseur possède sa propre adaptation cinématographique de Stephen Daldry, avec Kate Winslet, dans le rôle d'Hanna Schmitz.
[Très bien]
11/20



4 commentaires:
J'avoue que je n'aime pas du tout ce genre de littérature, mais ton avis à quand même réussi a me donnée envie de le lire, je pense que je me laisserai tenter.
cet ouvrage est magnifique, et j'ai aussi adoré l'adaptation ciné ^^
J'avais été très mitigée sur cette lecture le trouvant plat et sans émotion à l'image de son héros. La 3e partie m'a davantage plu dans la mesure où Michael s'implique plus.
Je dois lire ce livre pour le challenge et ton avis m'a donné encore plus envie de le lire merci
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